Joséphine Marchand

Journal intime 1879-1900

« On entend à divers intervalles le bruit des pas mesurés d’un promeneur, dont les bottes neuves crient sur le trottoir de bois ; et, à travers la fenêtre, j’entends le babil du jet d’eau, et la conversation de deux enfants qui le regardent par les espaces de la clôture. »

 

Joséphine Marchand, fille de Félix-Gabriel, l'ancien député de Saint-Jean-sur-Richelieu et Premier ministre, a eu, elle aussi, une carrière remarquable au XIXe siècle. Première Québécoise  à créer un magazine, Au coin du feu, elle a publié de nombreux articles, écrit des pièces et des contes, et milité pour une meilleure éducation. Catholique convaincue, elle n'a pourtant pas hésité à pourfendre le clergé quand elle constatait des iniquités flagrantes : « L’argent employé par les fabriques et les communautés à acheter des propriétés, des biens immobiliers et productifs, à bâtir des presbytères-châteaux et des cathédrales dans les petites paroisses de campagne, serait certainement plus profitable, si on l’appliquait aux écoles et au soulagement immédiat des misères du peuple. » (p. 156)  Son journal, commencé alors qu'elle avait 17 ans, témoigne de ses engagements et donne un aperçu du quotidien d'une jeune Johannaise de l'époque. Louis-Honoré Fréchette, Honoré Beaugrand, Honoré Mercier,  Wilfrid Laurier, entre autres, furent des sommités littéraires et politiques qu'elle fréquenta.

Éditions de la Pleine Lune, 2000, 265 p.

 

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