Madeleine Gagnon

Depuis toujours

« Nous comprenions que l'histoire d'un peuple se donne à lire autant par ses re-créations romanesques que par ses illuminations poétiques. Qu'un peuple se connaît mieux par ses écritures que par ses slogans. Et mieux encore que par ses programmes politiques ou ses propagandes passagères. »

 

Certaines écrivaines nous émeuvent et nous marquent à tout jamais. Madeleine Gagnon est l'une de celles-là. Elle vient de publier son autobiographie et, déjà, en lisant les premiers chapitres, on devine la beauté de l'œuvre et son unicité. Il n'y a pas si longtemps, les femmes ne fréquentaient guère l'université et fort peu d'entre elles rédigeaient des thèses de doctorat ou choisissaient l'écriture.  La Révolution tranquille a certes favorisé l'éclosion d'une génération d'écrivaines importantes, féministes ou non, mais rares sont celles qui ont eu un tel impact. Madeleine Gagnon nous entraîne à travers ses souvenirs, de l'enfance à la «vieillesse», nous invite au voyage et nous livre ses découvertes littéraires, nous fait part de ses réflexions éclairées sur la culture québécoise ou sur l'éducation. Magnifiquement écrite, cette autobiographie fait partie de notre histoire littéraire, et il faut la lire : « Ne nous dites plus que nous sommes mortes. Tant que nous vivrons. Tant que nous écrirons. Tant que nous respirerons. Nous sommes vivantes. »

Boréal, 2013, 424 p.

 

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