Patrick Moreau

Alain Grandbois est-il un écrivain québécois ?

« Pour exister pleinement, une nation se doit en quelque sorte de posséder une littérature nationale, et celle-ci doit être au moins partiellement connue de tous, cette connaissance, même seconde, devenant  un attribut incontournable de la culture nationale et donc, au-delà de son acquisition juridique, de la nationalité. »

 

Alain Grandbois, comme Anne Hébert, Hector de Saint-Denys Garneau et Rina Lasnier, fait partie des grands poètes qui ont marqué leur génération, les quatre grands ou les «Big Four». Comment se fait-il que Grandbois et Lasnier aient été relégués aux oubliettes et qu'on en parle si peu aujourd'hui ? Grandbois a-t-il été une victime de la lutte entre les terroiristes et les exotistes, comme le poète Paul Morin ? Rina Lasnier, une victime de la sécularisation à cause de ses thèmes religieux ? Patrick Moreau, dans ce court essai convaincant, nous démontre que l'inculture et le présentisme sapent tous les efforts déployés par ces rares intellectuels québécois qui croient en une réappropriation de notre littérature. Que retient-on du XIXe siècle ou de la première moitié du XXe siècle ? Pas grand-chose. Nous avons la mémoire courte,  et contrairement aux Français ou aux Américains, nous accordons peu de valeur à ceux qui nous ont précédés, encore moins à nos premiers écrivains.

À lire.

Fides, 2012, 78 p.

 

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