Baptiste Morgan

L'art de la fuite

« Il tue peut-être pour rompre la monotonie. Pour se sentir vivre. Ou pour se venger de cette masse d’incapables dont la tâche principale, sur terre, semble consister à nous décourager et à nous rendre pareils à eux : amorphes et sans volonté. Sans désir, sans rêve. »

 

L'inspecteur Bach recherche un meurtrier qui s'en prend à des êtres esseulés après avoir écouté leur histoire. Écrivain raté, musicien médiocre, cancéreuse ou prostituée vieillissante  sont ainsi étranglés.  Les monologues des victimes constituent des chapitres distincts ; les chapitres sur l'enquête policière sont écrits comme un scénario ou comme une pièce de théâtre avec didascalies et dialogues. Plus qu'un polar, ce roman s'apparente à des réflexions philosophiques sur l'absurdité de l'existence humaine. Malgré cela, la chute laisse le lecteur quelque peu pantois.

 

L'instant même, 2005,  228 p. Livrel

 

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