Deni Yvan Béchard

Vandal Love ou Perdus en Amérique

« Il fut un temps où je ne faisais que vouloir, dit-il. Maintenant, je réfléchis. »

Vandal Love a mérité le Commonwealth Writer's Prize du premier roman en 2007, et son auteur, né d'une mère américaine et d'un père gaspésien, écrit en anglais. Il est clair que ses sources d'inspiration appartiennent à la culture étatsunienne avant tout. Le roman raconte l'histoire d'une famille de 1946 à 2006, les tribulations des uns, des êtres plus grands que nature et malheureux, et des autres, littéralement des gringalets désespérés. Tous recherchent l'équilibre, le bonheur, du Québec, en passant par la Louisiane, l'Ouest canadien, jusqu'à New York. Il ne fait pas de doute que Béchard a beaucoup de talent : le roman est bien écrit, le vocabulaire, recherché, et les personnages, très vivants. Certains tics m'ont parfois agacée, par exemple  l'utilisation dans la narration de certains mots comme " maganée" p. 167 ou "taponnait"p. 309, mots qui n'ont pas leur place dans des phrases dont le niveau de langage est très riche. Maladresse de la traductrice ou non ? Cela sonne québécois peut-être ? Enfin, c'est un excellent premier roman.

 

Québec Amérique, 2008, 342 p.

 

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