Éric Dupont

La fiancée américaine

« Avant de sortir du musée, elle les a encore croisées en sortant des toilettes. Elle leur a dit: « Je vous présente mes excuses pour tout à l’heure. Je vous ai traitées de connes. Si j’avais su que c’était vrai, je ne vous l’aurais pas dit. »

 

Louis, dit le Cheval, Lamontagne, homme fort tout en muscles et directeur de pompes funèbres, doit épouser une femme prénommée Madeleine, comme la tradition familiale l’exige. Il le fera, et nous suivrons les péripéties de cette famille de Rivière-du-Loup dont la progéniture sera destinée à la gloire ou à l’oubli, selon les aléas de la vie. Il ne s’agit pas d’un roman du terroir. Bientôt, certains personnages nous amèneront en Europe, pendant la Seconde Guerre mondiale, puis au Montréal des années soixante, ensuite à Toronto, en Allemagne, en Italie, etc. La Tosca de Puccini sera un thème récurrent, et les livres, des témoins de la virilité de Gabriel Lamontagne, petit-fils du Cheval. Dupont est particulièrement habile dans sa manière de traverser les époques. Sorte de croisement entre les univers cinématographiques des frères Cohen et de Kieslowski, ce roman s’avère sans doute l’un des plus marquants de la littérature québécoise contemporaine.

À lire.

Marchand de feuilles, 2012, 557 p.

 

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