Erskine Caldwell

La dernière nuit de l'été

« La ville, à cette heure-là du matin, était calme et silencieuse, et le seul bruit qu'on pût entendre était le coassement sinistre des grenouilles sur les bords de la digue. »

À la fin du mois d'août, une jeune secrétaire avoue son amour à son patron, le mari d'une riche mégère qui exige qu'il lui obéisse sans jamais rechigner. Ce dernier décide de céder à ses pulsions, pour une fois, et des événements funestes vont s'enchaîner au même rythme que les orages qui secouent la ville. On ressent presque la moiteur constante d'une ville de la Louisiane et l'étouffement du personnage principal coincé entre son désir de conserver sa compagnie, offerte par sa femme, et son envie de se libérer des contraintes matrimoniales. On ne peut s'empêcher de penser à Faulkner en lisant ce roman de Caldwell,  ils partagent les mêmes thèmes : la pauvreté des travailleurs du Sud, le mépris des riches à leur égard, la cruauté humaine, le viol, la violence, le racisme.

À lire.

Éditions Buchet, 1964 et 1989, 188 p.

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