François Guérin

La peur du pire

« Ils font bien leur travail, les médias. Ils sont parvenus à déprécier la notion de sens critique, à ridiculiser toute réflexion le moindrement approfondie, à dévaloriser la plus timide réprobation du conformisme ambiant, à rejeter tout sens de la nuance. »

 

Monsieur Gaspard s'installe avec sa cantine un beau matin dans un quartier de Montréal. Il sert des toupynes, dans de vraies assiettes, pour 3 $. Il s'agit d'un mets raffiné, à ne pas confondre avec les poutines. Il devient le confident de tous, et sa bonne humeur proverbiale est contagieuse. Médecin tatoué, bibliothécaire violoniste, Indienne (de l'Inde), enfants, etc., l'intéressent, et il les aide à mieux vivre. L'auteur en profite aussi pour exprimer ses points de vue sur la société et il n'hésite pas à vilipender les imbéciles. Fiction ou réalité ? Parfois, le ton pamphlétaire convient peu à l'univers narratif, mais le roman demeure accessible.

 

JCL, 2012, 180 p. Livrel

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