Iouri Droujnikov

Grandeur et déclin de Lily Bourbon, poétesse et catin

Ce roman de Droujnikov, professeur russe à Berkeley, décédé en 2008, contient une faune pittoresque et relève presque du burlesque. Lily Bourbon, jeune immigrée russe de 96 ans, se croit la plus grande poétesse du siècle, danse le tango avec sensualité, dirige un salon de massage et revendique des dizaines de mariages.  Un professeur de littérature russe, comme l'auteur, se voit entraîné, malgré lui, dans les aventures rocambolesques de la nonagénaire. Réflexions sur la vie des immigrés, sur l'ancienne URSS et sur la société font sourire : «Désormais, la différence entre les sexes consiste uniquement en ceci que les Américains se rasent les joues tandis que les Américaines se rasent les jambes. » (p. 307) Droujnikov trouve même le moyen de mentionner le Québec qui veut «se séparer» (p. 249).

 À lire.

 Fayard, 2008, 355 p.

 

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