Philip Roth

Le rabaissement

« Je marche. Je dors. Je baye aux corneilles. J'essaie de lire. J'essaie de m'oublier pendant au moins une minute à chaque heure qui passe. »

 

J'ai toujours aimé les romans de Roth. Cet auteur s'avère d'une lucidité souvent féroce et, dans ce trentième roman, il dévoile la décrépitude d'un acteur vieillissant qui ne réussit plus à être efficace et convaincant. Dépression, divorce, aventure avec une femme de quarante ans qui l'entraîne dans des jeux sexuels inédits, il s'enfonce de plus en plus dans une solitude destructrice qu'il ne peut pas supporter. Il devra recourir au personnage de Konstantin Gavrilovitch Treplev de la pièce de Tchekov, La Mouette, pour avoir le courage de faire face à sa réalité.

À lire si la lucidité ne nous effraie pas.

Gallimard, 2011, 122 p.

 

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