Stéphane Audeguy

La théorie des nuages

« De plus, les poètes ne valaient guère mieux que les savants, parce qu'ils ne s'intéressaient pas vraiment au bleu du ciel [...].»

 

Virginie Latour, bibliothécaire terne, devient l'assistante d'un célèbre couturier japonais, Akira Kumo, survivant d'Hiroshima. Ensemble, ils vont faire l'inventaire de la collection de ses livres sur les nuages. Le couturier commence alors à raconter à son assistante les péripéties de deux chasseurs de nuages, Luke Howard, vrai inventeur de leurs noms, et de Richard Abercrombie, personnage fictif qui parcourra le monde et finira par recenser 2000 sexes de femmes en les photographiant. Ce roman écrit au présent se lit lentement, un peu comme si on contemplait le ciel par un bel après-midi d'été.  « Ça a été fini parce que la pensée est un travail, parce qu'il faut des conditions spéciales pour penser : un peu de silence, un peu de temps, un peu de régularité, un peu de talent aussi. » (p. 20) Et c'est ce que l'auteur nous demande à nous, lecteurs. Bien sûr, on peut trouver certains passages scabreux, cependant ils ne font que dévoiler la nature humaine, peu importe l'époque. Les êtres humains, comme les nuages, sont polymorphes mais constitués de même façon.

 

À lire.

Gallimard, 2005, 290 p.

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