Vicky Gendreau

Testament

« Deux petites filles qui crient et sautent sans arrêt. Des parents suicidaires. Des futures cheerleaders expressives, des bimbos un peu intelligentes, juste assez, des extraverties un peu verbeuses, des drama queens. Pour le moment, ce sont juste deux petites connes qui crient et qui sautent. »

 

Cet écrit de la jeune auteure condamnée par un cancer incurable aurait dû me toucher. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Polymorphe, le «roman» se fait parfois poèmes, parfois l'expression de la réalité la plus triviale. Les niveaux d'écriture sont multiples, les vulgarités, les anglicismes, les jeux de mots scatologiques, la sexualité débridée, les beuveries, les immondices font place à l'occasion à de belles trouvailles. Bien entendu, le quotidien d'une danseuse nue et les excès qu'il suppose ne sont pas très réjouissants, et on ne peut lui reprocher un certain vocabulaire : marde, string, graine, morve, fuck, crosser, fourrer, etc. L'intérêt du livre est lié avant tout au destin de son auteure : qu'une jeune femme de 23 ans soit condamnée à mourir est d'une tristesse incommensurable. Et cela me touche.

 

Le Quartanier, 2012, 157 p.

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