Vincent Delecroix

Ce qui est perdu

« L'amour est une forme extrême de politesse. » 

 

Le narrateur de ce roman porte le nom de son auteur, on l’apprend à la moitié du livre. Il n’y a pas de chapitres, la forme choisie ressemble à une suite de comptes rendus des conversations échangées entre le narrateur/auteur et ses amis ou connaissances. En fait, il s’agit de l’autopsie d’une rupture amoureuse : la fiancée de Vincent l’a quitté et il veut  écrire une biographie de Kierkegaard, le célèbre philosophe danois, un témoignage de son amour en quelque sorte. Confidences à son coiffeur, à son frère, à des clients du salon de coiffure, à un vieil homme, touriste depuis quarante ans à Paris pendant l'été, etc., tout interlocuteur attentif est apprécié. L'auteur est docteur en philosophie, et on s'en doute forcément. La rupture devient le prétexte à une familiarisation avec l'œuvre de Kierkegaard, ce que j'ai bien aimé. Certaines phrases font réfléchir, par exemple : « Mais on ne meurt pas, il ne faut pas mourir. Le tout est de ne pas mourir de frayeur. Il faut écrire un livre pendant ce temps, pendant le temps de la chute. » (p. 130)

 

Gallimard, 2006, 156 p.

 

 

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